Conclusion de TFE infirmier

La conclusion d’un TFE infirmier annonce la fin et l’aboutissement de votre mémoire. Elle est aussi importante que l’introduction et doit répondre à la problématique dégagée.

Quelle taille doit faire votre conclusion de TFE infirmier ?
La conclusion fait entre deux et quatre pages.

Où se place la conclusion d’un TFE infirmier ?
Elle se place à la fin du travail, juste avant la bibliographie.

Qu’est-ce que la conclusion d’un TFE infirmier ?

La conclusion d’un TFE infirmier revient sur les points forts du sujet. Il faut aussi rappeler au lecteur son originalité et intérêt pour le monde infirmier.

La conclusion du TFE infirmier permet d’évaluer si les objectifs décrits dans l’introduction ont été atteints ou non, et d’en expliquer les raisons.

Elle précise également les limites d’exploitation du travail (pistes secondaires non exploitées, choix de n’avoir pas développé tel aspect…), les écueils rencontrés à sa réalisation, les applications possibles du sujet défendu, les développements ultérieurs envisageables, ainsi que les remédiations à y apporter.

La structure de la conclusion d’un TFE infirmier

Il est primordial de mettre certains éléments dans votre conclusion de TFE  infirmier. Voici une liste des éléments qui doivent obligatoirement apparaître :

  1. Résumé du travail.
  2. Rappel de la démarche.
  3. Résultats de la recherche.
  4. Apports du travail (personnels et professionnels).
  5. Ouverture du sujet avec une nouvelle problématique pour une recherche ultérieure.

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Exemple de conclusion de TFE

Nous avons commencé avec un questionnement, celui de la place des hommes dans le milieu infirmier : un milieu professionnel féminin. Mon but n’était pas de trouver des réponses sur comment s’intégrer, mais d’essayer d’identifier certaines difficultés ou certains freins que les soignants sont susceptibles de rencontrer, et plus particulièrement les différences entre les genres, afin de me projeter et de pouvoir y faire face personnellement. [Résumé du travail]

Après de nombreuses lectures et plusieurs entretiens, j’ai questionné le processus de professionnalisation actuel pour identifier les freins de ce milieu en fonction du genre des soignants. J’ai élaboré un cadre conceptuel répondant aux termes mis en exergue lors de mes recherches initiales. Ensuite, j’ai posé l’hypothèse selon laquelle les hommes rencontreraient plus de difficultés lors de leur construction identitaire soignante, mais qu’au fil de l’exercice professionnel, les freins à la professionnalisation semblaient être similaires qu’importe le genre. Afin d’apporter des éléments d’orientation et de réponse à cette hypothèse, j’ai construit un guide d’entretien accompagné d’une méthodologie d’enquête pour effectuer quatre entretiens auprès de quatre infirmiers (deux femmes et deux hommes). [Rappel de la démarche]

Les résultats de cette recherche m’ont permis de me rendre de compte de beaucoup de choses. Avant même le début de ma formation, j’avais en tête de nombreuses idées reçues quant aux réalités du métier d’infirmier. Lors de ces trois années de formation, je me suis rendu compte que beaucoup de mes idées étaient fausses et que l’exercice professionnel quotidien relevait d’un nombre incalculable de problématiques qui nous semblent parfois loin des pratiques réelles des infirmiers. Il m’est donc apparu que la professionnalisation est un processus sans fin et que les freins éventuels que j’avais identifiés avec l’aide de mes recherches ne se sont pas tous avérés vrais. Certains soignants ont par ailleurs identifié des freins auxquels je n’avais pas songé. [Résultats de la recherche]

Souvent, en tant qu’étudiant, j’ai été tenté de dire que je « savais » faire un geste, un soin, une technique. Lors de notre formation, on nous considère comme des professionnels de soins, qui ont la responsabilité de la santé des patients entre leurs mains, mais qu’est réellement une personne professionnelle ? Cette question, à laquelle chacun serait susceptible d’apporter une réponse, revêt en fait de nombreux aspects surprenants. La nécessité d’une volonté de progression, d’évolution de carrière, mais aussi la volonté d’améliorer les pratiques quotidiennes, la volonté de faire avancer la profession, la volonté de s’engager dans des groupes de réflexion, de dialogues, d’accréditation sont autant de facteurs nécessaires à cette professionnalisation. Ce mémoire de fin d’études m’a conforté à l’idée que pour progresser, il faut avancer, et que pour se professionnaliser, il faut y travailler chaque jour. Cela m’a permis, durant mes stages, de remettre en question ma pratique soignante, de questionner le sens de mes actes, de mes paroles, la qualité de mes soins et mon efficacité. Un certain sens de la responsabilité est né lors de ces stages : il constitue l’essence même d’un infirmier, c’est à dire un soignant responsable de sa pratique et de la santé des patients. L’analyse des entretiens a également mis en exergue le rôle de pivot que joue l’expérience dans le processus de professionnalisation. En effet, comme explicité dans mon analyse, tous les soignants ont verbalisé le fait que pour eux, l’expérience a un rôle de transmission de connaissances, d’échanges générationnels et d’apprentissages mutuels. [Apports du travail (personnels et professionnels)]

Ainsi, j’ai souhaité étendre mon raisonnement sur l’impact que l’expérience a réellement sur la professionnalisation des infirmiers et le poids que celle-ci occupe dans le processus de professionnalisation grâce à l’interrogation suivante : l’expérience en terme de temps, de savoirs, de savoir-faire et de savoir-être, constitue-t-elle l’attribut central du processus de professionnalisation chez les soignants à l’hôpital public ?

Ce questionnement semble pertinent à traiter, mais il est aussi utile d’ouvrir le champ de ce questionnement. En effet, lors de mon enquête, j’ai volontairement ciblé des professionnels exerçant à l’hôpital public. Les résultats de l’analyse ont fait ressortir certains aspects inhérents à ces professionnels, mais, compte tenu de la mobilité infirmière de plus en plus dominante dans le système de soins actuel, il me semblerait pertinent d’élargir le champ de ce questionnement aux soignants exerçant en secteur privé afin de pouvoir comparer leurs vécus, leurs ressentis et leurs représentations du poids de l’expérience. [Ouverture du sujet avec une nouvelle problématique pour une recherche ultérieure]

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Justine Debret

Justine est responsable du marché français. Elle était étudiante il y a peu et est là pour s'assurer que vous ayez tout le soutien nécessaire à votre réussite académique.

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