Compilatio : le logiciel anti-plagiat des universités

De nombreuses universités françaises utilisent le logiciel anti-plagiat de Compilatio. Il permet de détecter le plagiat dans vos travaux académiques, notamment dans vos mémoires, thèses et rapports de stage.

Si le rapport anti-plagiat fourni par Compilatio montre que votre copie contient plus de plagiat que le taux acceptable dans votre université (entre 5 % et 25 %), vous devrez faire face à de lourdes conséquences (obtention de la note de zéro, expulsion, conseil disciplinaire, …).

Dans cet article, nous allons vous dévoiler tout ce que vous devez savoir sur Compilatio avant que votre université ne passe votre document dans ce logiciel.

Qu’est-ce que Compilatio ?

Compilatio (ou Compilatio.net) est une entreprise française qui propose un logiciel contre le plagiat aux universités depuis 2005.

Il s’agit du logiciel le plus utilisé par les universités françaises !

Il s’agit du logiciel que vos enseignants appliquent automatiquement sur tous les devoirs déposés en ligne, notamment les mémoires, thèses et rapports de stage.

Comment fonctionne Compilatio ?

Le logiciel de Compilatio est très efficace et fonctionne parfaitement pour les universités qui veulent traquer le plagiat dans les copies de leurs élèves.

La procédure est la suivante :

  1. Un étudiant dépose son travail sur la plateforme de son université en ligne (en format .txt, .odt, .pdf, .doc, .docx, .rtf, .xls, .xlsx, .ppt ou .pptx.).
  2. Compilatio scanne le document et le compare à sa base de données*.
  3. Il va rechercher les similitudes entre le document et ceux de sa base de données.
  4. Compilatio génère un rapport d’analyse qui indique le taux de plagiat et les sources principales utilisées.

*Notez que Compilatio a une base de données composée de documents numériques (en libre accès sur Internet), ainsi que de documents déposés par l’université comme les travaux d’autres étudiants.

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Quelles universités utilisent Compilatio ?

Les universités qui utilisent Compilatio sont francophones (françaises, belges, canadiennes et suisses). Voici une liste non-exhaustive des universités qui utilisent Compilatio :

AgroParisTech
CEGEP Edouard Montpetit
CESi
ENSA Nantes
ESG Montpellier
ESG Rennes
Essec Business School
Groupe ESC Pau
HEC Montréal
IAE de Bordeaux
INP Toulouse
INSA Lyon
Institut National Universitaire Champollion
Institut Régional de Formation Sanitaire et Sociale Nord-Pas-de-Calais
Le CNAM
Lycée Victor Lury (Académie de Bordeaux)
Northern Regional College (NRC)
Sciences Po Aix
Université Catholique de Louvain (UCL)
Université d’Avignon
Université d’Orléans
Université de Bourgogne
Université de Bretagne Loire
Université de Fribourg (UNI FR)
Université de Genève
Université de Lausanne (UNIL)
Université de Lille 3
Université de Montpellier
Université de Paris 1
Université de Picardie Jules Verne
Université de Poitiers
Université de Rennes 1
Université de Rennes 2
Université de Rouen Normandie
Université de Saint-Etienne
Université de Savoie Mont Blanc
Université de Strasbourg
Université de Toulouse Jean-Jaurès (Toulouse 2)
Université de Tours
Université du Québec à Chicoutimi (UQAC)
Université du Québec à Rimouski (UQAR)
Université Grenoble Alpes
Université libre de Bruxelles
Université Paris 13
Université Paris 8
Université Paris Diderot (Paris 7)
Université Paris Sorbonne (Paris 4)
Université Paris-Est-Marne-la-Vallée (UPEM)
Universités de la Région Midi-Pyrénées

Comment les universités utilisent-elles Compilatio ?

Les universités disposent de deux options pour vérifier le plagiat dans les copies de leurs élèves avec Compilatio.

  1. Dans Moodle : il leur suffit de créer un compte dans leur espace de cours, déposer les documents des étudiants et activer l’analyse anti-plagiat. Les documents sont directement envoyés à Compilatio pour analyse et le résultat s’affiche dans Moodle avec un lien vers le rapport.
  2. Dans Compilatio : les enseignants créent un dossier pour collecter les documents. Ils envoient ensuite l’URL de cet espace à leurs étudiants pour qu’ils y déposent leurs travaux.

Faire du plagiat, quelles conséquences universitaires ?

Si le taux de plagiat détecté par Compilatio est supérieur au taux acceptable de votre université (généralement entre 5 % et 25 %), des mesures seront prises. Chaque université a ses propres procédures et sanctions, mais elle saisira généralement le conseil de discipline.

Dans tous les cas, faire du plagiat entraîne votre élimination dans la discipline concernée et peut mener à une expulsion.

Comment passer avec succès le test anti-plagiat de Compilatio ?

Votre document va indéniablement passer au logiciel anti-plagiat, que ce soit Compilatio ou un de ses concurrents. Comment vous assurer que vous n’en avez pas fait ?

La solution est simple : vous devez connaître votre taux de plagiat en amont et supprimer le plagiat si vous en avez fait !

Pour cela, vous pouvez utiliser un logiciel anti-plagiat fait pour les étudiants : le détecteur de plagiat de Scribbr par exemple.

Il permet de détecter le plagiat en ligne en seulement 10 minutes et vous aide à éliminer le plagiat en toute sécurité.

Comment contourner les logiciels anti-plagiat des universités ?

Sources :

  • Le site de Compilatio, consulté en août 2019.
  • Les sites des établissements scolaires qui mentionnent l’utilisation de ce logiciel anti-plagiat.
  • Le guide d’utilisation de Compilatio de l’université de Rennes (https://cursus.univ-rennes2.fr/pluginfile.php/339516/mod_resource/content/0/GUIDECOMPIL.pdf)
  • Article de 01net.com sur « Compilatio-net traque les étudiants copieurs ».
Cet article est-il utile ?
Justine Debret

Justine est responsable du marché français. Elle était étudiante il y a peu et est là pour s'assurer que vous ayez tout le soutien nécessaire à votre réussite académique.

2 commentaires

BEN AMAR
16 mai 2020 à 03:32

Bonsoir, une question me taraude l esprit depuis plus d une décennie..peut être que je me trompe... dans ce cas, svp ôtez moi d un doute.. merci d avance..on met en place tout un système antiplagiat..je suis d accord.. mais là où je ne comprends pas, et c est là que je demande votre aide, il me semble que le système se justifie seulement auprès du corps professoral..or, si je suis un étudiant, il se peut, de bonne foi et sans le savoir, que je plagie..pour ma part si les professeurs ont droit à cet outil, les étudiants et toutes les personnes qui doivent remettre un travail, dans le cadre d une réussite avec diplôme, doivent y avoir droit pour qu ils vérifient leurs travaux avant remise. Et cet accès devrait être avantageux.. soit en ligne de l école ou de l université soit personnel à un prix raisonnable..il ne s agit pas de contourner pour mieux tricher mais d une sorte d auto-évaluation pour nous aider et ne pas attendre le résultat final... dans une démarche d apprentissage, l apprenant doit avoir les outils pour sa propre évaluation..
j ai été long.. pardon...
Merci beaucoup
Bien à vous,
Ahmed

Répondre

Caroline
Caroline (Scribbr-team)
18 mai 2020 à 14:21

Bonjour Ahmed,
Non non, ne vous inquiétez pas, vous avez raison d'être long (mais vous ne l'êtes pas tant que ça !) quand il est nécessaire de prendre le temps d'expliquer…
Je partage tout à fait votre remarque. En fait il faudrait poser la question à la direction d'une université par exemple, car je ne connais pas leur positionnement officiel sur ce point. Mais je peux tenter de proposer deux explications.

Tout d'abord, je crois que les logiciels de vérification de plagiat (ou plutôt, d'absence de plagiat…) sont onéreux et ne sont pas vendus pour être utilisés de manière illimitée par une institution. Je pense que les universités ou écoles payent à l'unité pour chaque soumission de document au logiciel qui ne leur appartient pas. De la même manière que les logiciels de télésurveillance des examens dont on parle beaucoup (trop !) en ce moment n'appartiennent pas aux universités, qui doivent payer les services d'entreprises privées (heureusement en conformité avec la règlementation européenne relative aux données personnelles) pour y recourir, je pense que les logiciels antiplagiat sont facturés par des entreprises aux institutions d'enseignement supérieur. Cela expliquerait que les étudiant·e·s ne soient pas encouragé·e·s à soumettre leur texte plusieurs fois.

Ensuite, je suppose que l'on considère que tout plagiat peut (et doit) être évité facilement si chaque auteur·e prend l'habitude d'indiquer les sources de chaque information utilisée, et a fortiori des citations proposées. Je pense que c'est une question d'habitude : un·e étudiant·e de licence par exemple, qui débute dans la rédaction de travaux universitaires, peut tout à fait (de bonne foi, vous avez raison) utiliser des informations dont elle/il ne précise pas la source (par exemple des informations trouvées sur un site internet grand public), par manque de rigueur, ou tout simplement d'habitude. Effectivement il ne s'agit en rien de triche… C'est là que le rôle de l'enseignant·e est crucial, car il s'agit de bien former l'étudiant·e à la méthodologie de recherche et de lui apprendre à systématiquement référencer les informations utilisées. C'est une question d'apprentissage et d'habitude. Quand vient ensuite la rédaction d'un mémoire de master ou d'une thèse de doctorat, l'objectif est que cette méthode soit intégrée – ce qui est généralement le cas. D'ailleurs on se rend très souvent compte que lorsqu'il y a un léger taux de plagiat, cela concerne les propres textes de l'auteur·e de la thèse, qui a répété les mêmes idées sans avoir forcément pris la peine de s'autociter ;-D

Vous m'intriguez : pourquoi dites-vous que le système se justifie seulement auprès du corps professoral ? Que voulez-vous dire ?

Excellent après-midi !
Excusez-moi, j'ai été longue moi aussi…
Bien à vous,
Caroline

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