La conclusion d’un article scientifique : ce que vous devez savoir

La conclusion est le point final de tout contenu scientifique. Placée en dernière position dans l’article scientifique, cette section est la dernière partie que liront les évaluateurs, chercheurs et autres lecteurs. Il est donc primordial de bien la rédiger !

Pour cela, nous vous livrons nos meilleures méthodes et conseils, ainsi que des exemples de conclusions scientifiques.

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Qu’est ce que la conclusion d’un article scientifique ?

La conclusion scientifique possède un rôle, une position et une taille bien définis. Ces éléments lui permettent de terminer l’article scientifique d’une manière adéquate, même si elle est parfois incluse dans la discussion.

Le rôle de la conclusion d’un article scientifique

La conclusion résume les principales conclusions de la recherche. L’intérêt de l’étude est mis en valeur dans cette synthèse qui rappelle les différentes étapes de l’article.

Son objectif est de montrer les preuves qui répondent à la question de recherche et qui confirment ou infirment les hypothèses de recherche. C’est aussi le lieu où l’auteur de l’article peut montrer l’originalité de son étude, témoigner de son impact et amener de nouvelles interrogations.

Dans la conclusion, le message de l’article est placé dans un contexte scientifique et social élargi : tout lecteur qui n’a pas forcément lu le reste de l’article doit être en mesure de le comprendre.

Attention !Cette section ne doit pas amener de nouvelles informations : c’est un condensé de tout ce qui a déjà été dit dans l’article. Puisqu’il s’agit d’une synthèse, elle ne doit pas non plus contenir d’exemples précis ou de références.

La place de la conclusion dans l’article scientifique

La conclusion se place à la fin du raisonnement scientifique, après l’introduction, la méthodologie, les résultats et la discussion. Dans un article ne suivant pas la structure IMRAD, elle se place également à la fin du raisonnement.

Cette position lui donne un certain recul sur l’étude menée, ce qui lui donne une valeur de synthèse et fait ressortir les points principaux de l’article. Après la conclusion, l’article n’est pas fini ! Il est possible de retrouver d’autres éléments, comme par exemple :

  • la signature ;
  • les remerciements ;
  • la bibliographie ;
  • les annexes.

La taille de la conclusion

La conclusion fait généralement deux paragraphes. Il est important de ne pas trop la développer, car elle doit rester synthétique. La vue d’ensemble qu’elle propose ne doit pas non plus être trop courte, chaque étape importante se doit d’être rappelée.

Sa taille doit être équilibrée : il faut garder à l’esprit que le lecteur vient de lire un grand nombre de pages et n’a pas besoin d’une conclusion trop développée. Puisque la conclusion est la dernière partie qui sera lue, il est toutefois important de lui donner une certaine contenance et de faire en sorte qu’elle rappelle les informations centrales.

Conclusion ou discussion ?

Si l’on suit la structure IMRAD (Introduction, Méthodologie, Résultats, And [et], Discussion), la discussion est la dernière étape de l’article scientifique. Cette section peut servir à la fois d’interprétation des résultats et de conclusion. Dans ce cas, la conclusion est présentée dans le dernier paragraphe de la discussion.

Cependant, beaucoup de chercheurs font le choix de rédiger une conclusion séparée de la discussion. Cette organisation peut répondre à plusieurs raisons :

  • si la revue le demande ;
  • si la discussion est trop longue et complexe ;
  • si l’auteur souhaite finir son article avec une section distincte qui synthétise de manière claire le contenu qui le précède.
Exemples
L’article « L’éducation du patient au sein des hôpitaux de Rhône-Alpes : état des lieux à partir d’une enquête déclarative » possède la structure suivante : introduction, méthodologie, résultats et discussion.
L’article « Évaluation de la pertinence d’un projet de réseau de santé prenant en charge les urgences neuro-traumatiques graves » possède la structure suivante : introduction, population et méthode, discussion, conclusion.

Rédiger la conclusion d’un article scientifique

Pour rédiger la conclusion d’un article scientifique, il est important de lui donner une structure adaptée tout en adoptant un style de rédaction particulier et en évitant quelques erreurs.

La structure de la conclusion

Il n’existe pas de structure pré-définie pour cette section. Cependant, les principaux éléments qui sont souvent retrouvés dans les conclusions scientifiques sont les suivants :

  • bref rappel de l’introduction (la question de recherche, les hypothèses scientifiques le contexte de l’étude) ;
  • description du ou des résultats principaux et de leur interprétation ;
  • mise en lien de ces résultats avec la problématique ;
  • impact et implications de l’étude pour la recherche ;
  • ouvertures et proposition de recherches d’approfondissement (facultatif).

Le style de rédaction de la conclusion

La conclusion doit avant tout posséder un style de rédaction scientifique : simple, clair et précis. Dans cette section, qui doit être brève, pas question de faire des phrases à rallonge !

Une succession de phrases courtes, reliées par des mots de liaison est à favoriser. Chaque phrase doit avoir une utilité et les répétitions sont à limiter.

Les erreurs à ne pas commettre

Dans la conclusion de l’article scientifique, il faut absolument éviter les erreurs suivantes :

  • Trop de développement : la conclusion est avant tout une synthèse qui rappelle les éléments centraux de l’article.
  • Ajouter de nouvelles informations : aucun nouvel élément ne doit apparaître dans cette section (données, hypothèse, référence).
  • Mentionner d’autres travaux : terminer sur le travaux d’autres chercheurs peut diminuer l’impact de l’étude présentée.
  • Oublier de rappeler l’introduction : la conclusion doit être cohérente avec l’introduction qu’elle rappelle et à laquelle elle répond.
  • Émettre des doutes : cette section ne doit pas émettre de doutes ou d’hésitation concernant l’étude présentée. Les expression “il est possible que…”, “éventuellement…”, “il se pourrait que…” sont à bannir. Le chercheur doit être sûr de son étude. Si les doutes persistent, mieux vaut retravailler la discussion !

Éviter ces erreurs permettra de rendre le contenu plus clair et de lui donner une portée plus importante aux yeux des évaluateurs, autres chercheurs et lecteurs.

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Exemple de conclusion d’article scientifique

Voici un exemple de conclusion, extrait de l’article « La paléodémographie : bilan et perspectives » disponible en ligne.

« Les critiques formulées à l’encontre de la paléodémographie ont suscité maintes réactions au sein de la discipline – les plus constructives visant à améliorer l’outil plutôt qu’à le réformer. Les écueils rencontrés dans la recherche des grandes caractéristiques démographiques des populations anciennes (espérance de vie, quotients de mortalité…), engagée depuis 25 ans avec l’utilisation d’estimateurs paléodémographiques, ont conduit à remplacer l’indice de juvénilité par l’âge moyen de mortalité adulte et à proposer de « nouveaux estimateurs ». De même, l’analyse des utilisations, adaptations, limites et utilisations abusives qui ont été faites de ces différentes méthodes nous a amenés à faire de nouvelles
propositions. Sachant que la précision des méthodes de détermination de l’âge à partir du squelette diffère selon qu’il s’agit de sujets adultes ou immatures, il convenait d’harmoniser les analyses en les fondant sur de nouvelles méthodes: détermination d’un âge moyen au décès des enfants âgés de 5 à 14 ans, calcul de l’âge moyen au décès des adultes et élaboration de nouvelles tables-types de mortalité. L’ensemble de ces propositions fait l’objet d’un ouvrage méthodologique (Séguy, Buchet, Belaigues-Rossard, à paraître). Cependant, malgré de sensibles avancées, deux voies restent radicalement distinctes: certains paléodémographes restent attachés à des méthodes paléodémographiques fondées sur l’utilisation de l’âge individuel des sujets alors que l’école française, après avoir démontré l’impossibilité de donner un âge précis à partir d’un quelconque caractère osseux, appuie ses études sur une définition collective de l’âge.
Les conclusions d’un groupe de travail sur l’estimation de l’âge en paléodémographie, réuni sous l’égide du Max Plank Institute for Demographic Research (Rostock, Allemagne), rejoignent les vues françaises et pourraient contribuer à engager la paléodémographie de langue anglo-saxonne dans de nouvelles voies de recherches. Le protocole dégagé à Rostock préconise en effet, et entre autres choses, d’estimer directement la mortalité par âge « à partir de l’ensemble de l’échantillon de squelettes, non répartis par âge » (Wood et al., 2001).
L’heure est donc aux bilans et aux avancées nouvelles. Les ouvrages récemment publiés (Paine, 1997; Hoppa et Fitzgerald, 1999; Saunders et Katzenberg, 2000), ou à paraître (Hoppa et Vaupel), les tables rondes et colloques témoignent du regain de vitalité de cette discipline, qui, si elle sait reconnaître les imperfections et les limites du document, peut apporter des informations précises là où les méthodes traditionnelles de la démographie ne permettent pas d’aller. »

Qu’est-ce que la conclusion d’un article scientifique ?

La conclusion est la dernière étape de l’article scientifique. Elle permet de rappeler brièvement les diverses étapes du contenu, de répondre à la question de recherche et propose parfois une ouverture. De cette manière, elle montre l’avancée amenée par l’article tout en proposant de nouveaux axes de recherches.

Quelle est la place de la conclusion dans l’article scientifique ?

La conclusion de l’article scientifique se place après les sections d’introduction, de méthodologie, de résultat et discussion, et avant la bibliographie et les annexes. Si l’article ne suit pas la structure IMRAD, elle se place en dernier, avant la bibliographie et les annexes.

Quelle est la taille de la conclusion dans l’article scientifique ?

La conclusion de l’article scientifique fait généralement un ou deux paragraphes. Il est important de faire une conclusion synthétique : ni trop longue, ni trop courte.

Comment faire la conclusion de l’article scientifique ?

Les étapes souvent retrouvées dans les conclusions scientifiques sont les suivantes :

  • Bref rappel de l’introduction (la question de recherche, les hypothèses scientifiques le contexte d’étude).
  • Description du ou des résultats principaux et de leur interprétation.
  • Mise en lien de ces résultats avec la problématique.
  • Impact et implications de l’étude pour la recherche.
  • Ouvertures et proposition de recherches d’approfondissement (facultatif).
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Chloé Leterme

Chloé est rédactrice pour la partie “articles scientifiques” de Scribbr. Encore étudiante en lettres modernes il y a peu, elle partage ses connaissances du monde universitaire avec pédagogie afin d’aider au mieux les étudiants et doctorants.

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