La publication dans une revue scientifique : on vous explique tout !

En règle générale, les articles scientifiques sont publiés au sein de revues scientifiques.

Dans cet article, nous vous expliquons tout ce qui concerne la publication dans une revue scientifique : pourquoi, comment, et dans quelle revue publier.

N’oubliez pas de faire relire et corriger vos articles scientifiques par des experts avant publication !

Publier dans une revue scientifique : pourquoi faire ?

La publication d’un contenu au sein d’une revue scientifique est une source de nombreux bénéfices pour les chercheurs (ou doctorants), ainsi que pour le monde de la recherche.

1. Contribuer à l’expansion de la recherche

Il existerait environ plusieurs milliers de revues scientifiques dans le monde. Chacune concerne un domaine précis de la recherche et constitue un moyen, pour les chercheurs et doctorants, de se tenir informés des nouveautés dans leur domaine de recherche.

La revue scientifique est un support qui permet la diffusion de découvertes et d’informations, l’ouverture d’un débat ou d’une argumentation. C’est un moyen de communication qui permet aux chercheurs et doctorants du monde entier de s’enrichir mutuellement.

Le saviez-vous ?
Suite à leurs recherches, certains articles scientifiques peuvent faire l’objet d’un brevet. Si c’est le cas, toute communication sur les résultats de la recherche est impossible avant le dépôt de la demande de brevet.

2. Faire connaître ses recherches personnelles

La publication a pour but premier de faire connaître les recherches de son ou ses auteurs. La revue scientifique est le support qu’un chercheur (ou doctorant) emploie afin d’être lu. Il obtient ainsi une visibilité et son texte peut être cité, commenté ou critiqué.

L’indice h (ou indice de Hirsch) permet de mesurer la popularité d’un auteur et de ses publications scientifiques. Cet indice est calculé à partir de la moyenne entre le nombre de publications d’un chercheur et des citations que ses articles obtiennent. Cet indice permet donc d’identifier les auteurs selon leur productivité leur impact.

Pour vous donner une idée : un poste de professeur pourrait être considéré à partir de 18, entre 15 et 20 on peut devenir membre de la Société américaine de physique. Si la valeur est supérieure à 45, la personne a la possibilité d’être admise à l’Académie nationale des sciences.

Exemple d’indice h
Le chercheur Henri Prade (Institut de Recherche en Informatique de Toulouse) est l’un des mieux classés en France avec un indice h de 119. Selon Google Scholar, ses travaux auraient été cités environ 79 427 fois !
Le saviez-vous ?
Il existe actuellement deux manières de voir la publication dans le monde de la recherche : en termes de qualité ou de quantité. L’une fait en sorte de produire peu d’articles mais avec une qualité certaine, tandis que l’autre vise à produire du contenu dès que l’occasion se présente, afin d’agrémenter la recherche.Aucune méthode ne semble meilleure que l’autre : le choix est propre aux habitudes de chacun, de chaque laboratoire et domaine de recherche.

Publier dans une revue scientifique : comment faire ?

La publication dans une revue scientifique possède une organisation rigoureuse qu’il est nécessaire de connaître avant de rédiger.

1. La soumission de l’article

En premier lieu, le contenu rédigé est soumis à une revue. Il peut l’être de deux manières : soit de manière volontaire ou dans le cas d’un appel à contributions (une demande d’articles de la part d’une revue). Dans les deux cas, l’article doit respecter les consignes de rédaction de la revue pour laquelle il candidate.

Exemple de critères de rédaction
La revue Langages propose quelques consignes éditoriales pour ses articles. L’article doit faire 350 000 signes en tout, les notes de bas de page ne doivent pas contenir l’initiale du prénom, les tableaux doivent être d’une largeur de 12 cm maximum, etc.
Avant soumission, le contenu peut être relu par un pair (directeur de thèse, collègue, équipe de laboratoire). Si une traduction en anglais est nécessaire, il est conseillé de faire appel à un traducteur spécialisé, ou à toute personne bilingue pouvant traduire un contenu scientifique. L’article est généralement envoyé avec une lettre d’accompagnement et un document confirmant l’accord des co-auteurs.

2. L’évaluation

L’article proposé à une revue passe ensuite par une phase d’évaluation. Elle peut s’effectuer en une ou plusieurs phases de relectures. Toute revue possède un comité de relecture qui évalue et émet un avis sur les articles.

Une évaluation dite “par les pairs” (ou peer reviewing en anglais) soumet l’article à des spécialistes qui étudient le même domaine de recherche. On parle de relecture “à l’aveugle” car l’auteur de l’article est anonymisé durant cette étape.

3. Le résultat de l’évaluation

De cette évaluation résulte un rapport d’évaluation, qui transmet l’avis du comité de relecture. Il est possible de recevoir différentes réponses :

  • acceptation de l’article ;
  • acceptation sous réserve de modifications ;
  • demande de modifications sans engagement de publication ;
  • refus de l’article, avec encouragements pour proposer un autre article pour la revue, sur un sujet similaire ou différent ;
  • refus simple.
Le saviez-vous ?
La durée du processus de publication en entier (de la rédaction à la publication du contenu scientifique) peut aller de plusieurs mois à trois ans !

Exemple de procédure de publication


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Dans quelle revue publier ?

Le choix de la revue est un élément déterminant pour l’impact et la réception qu’aura le contenu. Il est donc nécessaire de bien la sélectionner.

1. Selon la spécialisation de la revue

Certains types de revues sont très spécifiques et n’acceptent que certaines formes d’articles.

Revue spécialiséeRédigées par des chercheurs et destinées à certaines branches précises de la recherche scientifiques.Exemple : Acta Endoscopica, Revue officielle de la Société française d’endoscopie digestive (SFED).
Revue généraliste ou interdisciplinairePour les articles scientifiques destinés à un public plus élargi, qui ne nécessite pas un grand niveau de forcément spécialisation.Exemple : VertigO, revue scientifique interdisciplinaire de sciences naturelles et de sciences humaines.
Revue professionnellePour les articles rédigés par des spécialistes d’un domaine professionnel.Exemple : European Political Science, revue destinée aux métiers de la science politique.

2. Selon certains critères

Certains critères peuvent aider à sélectionner la revue adéquate pour publier :

  • Le positionnement de la revue : notoriété, avis, perception et position de la revue dans son domaine de recherche ;
  • Les droits d’auteur : précision des droits d’auteur et de la cessation des droits, fiabilité du contrat ;
  • La clarté du processus de publication : engagements, méthode d’évaluation, composition et fonctionnement du comité de relecture ;
  • La visibilité : les revues internationales ont une portée plus large que les revues francophones, et les revues gratuites en ligne sont plus visibles que les revues payantes ou papier ;
  • Les frais de publication : informations claires présentes sur le site de la revue ;
  • Le rythme de diffusion : nombre de tirages, fréquence des numéros, durée d’évaluation, délai de publication ;
  • Le type d’articles : tonalité, structure et sujets similaires à l’article en préparation.
    Le saviez-vous ?
    Dans le cas d’un refus de publication, il est possible de proposer l’article à une autre revue. Cependant, il est déconseillé soumettre un même article à plusieurs revues en même temps ! Publier plusieurs fois le même article n’est pas utile, et cela génère un travail inutile de relecture et de publication pour les comités d’édition.

    3. Revue classique, en open access ou hybride ?

    Il existe plusieurs régimes de publication à prendre en compte avant de publier dans une revue scientifique. Les revues “classiques” sont celles qui proposent un accès payant aux lecteurs, sous forme d’abonnement ou d’article payant.

    Les revues en accès libre (ou en open access) permettent aux lecteurs d’avoir accès aux articles de manière entièrement gratuite. Ce mode de publication s’est surtout développé via internet.

    Enfin, les revues dites “hybrides” sont celles qui possèdent une partie en libre accès, l’autre étant payante.

      Le saviez-vous ?
      Dans le monde de la recherche, les revues en libre accès divisent. Les débats se situent autour de deux axes : son caractère gratuit ainsi que la maîtrise de la propriété intellectuelle (notamment avec la large diffusion des articles sur le web).

      4. La notoriété des revues

      Certaines revues bénéficient d’une renommée supérieure à d’autres. Plusieurs bases de données proposent des classements basés sur des indices de bibliométrie (méthodes statistiques liées aux revues et aux articles scientifiques).

      Voici quelques exemples de critères d’évaluation des revues scientifiques :

      • le nombre de citations par d’autres chercheurs ;
      • le prestige des auteurs et l’indice h ;
      • l’organisation du comité de lecture ;
      • le fonctionnement de la revue.

      Par exemple, le Scientific Journal Ranking (SJR) propose un classement international. L’intégration de revues au sein des listes de l’HCERES (Haut Conseil de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur), ou encore du DOAJ (Directory of Open Access Journals) sont aussi des indicateurs valorisants pour une revue.

      5. Les revues à éviter

      Certaines revues dites “prédatrices” sont à éviter. Il s’agit de revues sans réel processus d’évaluation qui proposent aux chercheurs et doctorants de publier rapidement. Beaucoup d’articles sont acceptés au sein de ces revues car leur comité d’évaluation n’effectue pas de sérieux travail de relecture.

      Ces revues fonctionnent grâce aux frais versés par les auteurs pour la publication de leurs articles. La qualité scientifique n’est pas avérée, et le travail mené par les auteurs pour publier peut être discrédité par la mauvaise réputation de la revue. L’université de Rennes propose quelques critères afin de les reconnaître.

      Exemples de revues prédatrices
      Parmi les revues dénoncées, les revues prédatrices telles que Acta Scientific, ScienceVier ou encore Cientific Group seraient à éviter.
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      Chloé Leterme

      Chloé est rédactrice pour la partie “articles scientifiques” de Scribbr. Encore étudiante en lettres modernes il y a peu, elle partage ses connaissances du monde universitaire avec pédagogie afin d’aider au mieux les étudiants et doctorants.

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