L’écriture inclusive en français

Nous expliquons ici en quoi consiste l’écriture inclusive et quels sont son intérêt, les raisons de sa création, et son utilisation, et vous indiquons quelles sont les établissements d’enseignement supérieur qui la conseillent.

Si vous souhaitez faire corriger et relire votre document par Scribbr en utilisant l’écriture inclusive, c’est possible ! Il vous faudra préciser les règles et le style que votre établissement vous engage à utiliser dans les informations supplémentaires pour votre correcteur.trice.

Qu’est-ce que l’écriture inclusive ?

L’« écriture inclusive » est une traduction de l’expression anglaise inclusive writing, une variante de l’inclusive language (« langue inclusive » ou « langage inclusif ») présente entre autres dans les milieux académiques de certains pays anglophones depuis au moins une dizaine d’années. L’inclusive language vise à inclure toutes les personnes pouvant ne pas se sentir représentées (en matière de sexe, d’ethnicité, de religion, etc.) par une désignation. Le gender-inclusive language, qui concerne plus particulièrement l’absence de représentation des différents genres (en l’occurrence du genre féminin) en est une spécificité (1). Ce qu’on appelle, depuis quelques années en France, l’« écriture inclusive » est en fait une écriture inclusive de genre, donc une écriture incluant, c’est-à-dire représentant, les différents genres.

C’est un style d’écriture qui vise ainsi à assurer une égalité de représentation entre les femmes et les hommes et qui est défendu depuis 2015 par le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes (HCE). De plus en plus de médias utilisent différentes formes d’écriture inclusive (2). En mars 2017, les éditions Hatier ont publié un manuel scolaire pour les classes de CE2 en employant cette nouvelle forme d’écriture (3).

Pourquoi créer une nouvelle forme d’écriture ?

Jusqu’au XVIIe siècle, les règles les plus suivies en français en matière d’accord sont celles de la majorité (ex : « trois femmes et un homme sont arrivées », « trois hommes et une femme sont arrivés ») et de la proximité (ex : « des hommes et des femmes sont arrivées », « des femmes et des hommes sont arrivés »), qu’utilisaient notamment les écrivains Ronsard ou Racine :

« Surtout j’ai cru devoir aux larmes aux prières
Consacrer ces trois jours et ces trois nuits entières »
Jean RACINE, 1691, Athalie, acte I, scène 2

Alors que cette règle de la proximité existe également dans d’autres langues romanes, comme en portugais ou en espagnol, il est décidé au XVIIe siècle qu’une forme dite « neutre » sera employée en français. Mais, contrairement à l’allemand ou à l’anglais par exemple, il n’existe pas de genre neutre en français. Sous l’impulsion d’écrivains et de grammairiens comme Vaugelas, Dupleix, ou Beauzée qui explique que « le genre masculin est réputé plus noble que le féminin, à cause de la supériorité du mâle sur la femelle [sic] » (4), l’Académie française décide que c’est donc le masculin qui aura désormais un usage générique. Elle décrète alors que « le masculin l’emporte sur le féminin », règle qui a à cette époque du mal à s’imposer – de nombreux·ses auteur·e·s se refusant à la suivre pendant longtemps (5) – mais qui fait aujourd’hui tellement autorité qu’on en oublie non seulement qu’elle est récente mais surtout qu’elle n’a en réalité aucune explication linguistique.

La réflexion actuelle sur de nouvelles formes d’écriture provient d’une remise en cause de la règle du masculin générique, qui ne relève pas d’un fonctionnement langagier spontané ou naturel, mais est le résultat d’une construction historique, politique et sociale. Le langage et la langue étant des constructions sociales, non seulement ils reflètent la société et les rapports de force (ainsi, dire systématiquement « un chirurgien » et « une infirmière » révèle par exemple quels rôles sont attribués aux hommes et aux femmes dans la société), mais également ils influent sur la manière dont on se représente la société (parler couramment des « chirurgiennes » et des « infirmiers » véhicule l’idée qu’il est normal que des femmes soient chirurgiennes et que des hommes soient infirmiers). L’objectif de l’utilisation de l’écriture inclusive est de faire en sorte que la moitié de la population ne soit plus invisibilisée. Cela permet de représenter de manière égalitaire les deux genres quand on évoque une profession ou une catégorie de personnes ; par exemple, parler des « agriculteurs » fait oublier que des femmes aussi font ce métier, alors que parler des « agriculteurs et agricultrices » rappelle qu’hommes et femmes peuvent exercer cette profession.
Pour cela, il y a deux possibilités :

  • neutraliser l’opposition masculin/féminin, comme cela a été récemment proposé en Argentine, par l’utilisation du « e » final qui évite de choisir entre le « a », marqueur du féminin, et le « o », marqueur du masculin :

    exemple : « todes les diputades » est employé par certaines personnes pour désigner « tous les députés et toutes les députées » ;

  • marquer les deux genres, comme le propose l’écriture inclusive.

C’est cette deuxième possibilité qui est suivie actuellement en France. Mais l’orthographe est une construction dynamique, qui évolue sans cesse en suivant les usages de la population ; on peut donc imaginer que d’autres formes verront le jour, dont certaines feront débat et d’autres seront adoptées.

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Comment utiliser l’écriture inclusive ?

L’écriture inclusive n’étant pas codifiée, il n’existe pas de règles à proprement parler. On observe certains usages ; certaines formes sont recommandées car elles présentent des avantages alors que d’autres sont déconseillées car elles présentent des inconvénients.

Il existe plusieurs guides, auxquels il est possible de se référer pour juger des formes qui paraissent les plus pertinentes, dont :

  • le guide pratique Pour une communication publique sans stéréotype de sexe (6) réalisé par le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes ;
  • le manuel d’écriture inclusive réalisé par Mots-Clés (7), notamment recommandé par le secrétariat d’État chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations et par l’université Toulouse III Paul Sabatier (8).

Concernant les usages lexicaux, il est notamment recommandé :

  • d’éviter d’employer les mots « homme » et « femme » et de préférer des termes plus universels.

    exemple : « droits humains » plutôt que « droits de l’Homme » ;

  • d’employer des termes génériques évitant la distinction entre masculin et féminin.

    exemple : « la direction » plutôt que « les directeurs et les directrices » ;

  • d’accorder en genre les noms de fonctions, grades, métiers et titres.

    exemples : « une chercheure » ou « une chercheuse », « une ministre », « la présidente ».

Concernant les usages syntaxiques, il est possible :

  • de suivre les règles de majorité (ex : « trois femmes et un homme sont arrivées ») ou de proximité (ex : « des hommes et des femmes sont arrivées ») évoquées plus haut, mais celles-ci restent rares et peuvent laisser penser qu’il s’agit d’une erreur ;
  • de veiller à mentionner dans l’ordre alphabétique les termes au féminin et au masculin (pour éviter toute préférence) ;

    exemples : « celles et ceux », « elles et ils », « les Français et les Françaises », « les étudiantes et étudiants », « les agriculteurs et agricultrices » ;

  • d’utiliser de nouveaux pronoms, neutres en genre :

    Exemples : « iels » (« elles/ils »), « toustes » (« tous/toutes »), « ceulles » ou « celleux » (« celles/ceux »), ou « elleux » (« elles/eux »).

Concernant les usages typographiques, il est possible d’exprimer en un seul mot à la fois le genre masculin et le genre féminin, notamment en employant :

  • les parenthèses : utilisées depuis longtemps mais non recommandées car signifient que le féminin peut être simplement mis entre parenthèses, et n’est donc qu’une option supprimable par rapport au masculin, le genre par défaut :

    exemples : « musicien(ne) », « étudiant(e)s ».

  • le « E » majuscule : utile pour mettre en évidence la féminisation, mais déconseillé car ne met pas les deux genres sur le même plan ni ne peut être utilisé en lettres capitales :

    exemples : « motivéEs », « enseignantE » ;

  • la barre oblique : intéressante car indique l’alternative entre les deux genres sans préférence pour l’un, mais connote une division, une opposition :

    exemples : « étudiant/es », « chirurgien/ne » ;

  • le point : souvent utilisé car présent sur tous les claviers, mais pouvant être confondu avec le point final de la phrase :

    exemples : « technicien.ne », « arrivé.e.s » ;

  • le trait d’union : intéressant dans sa forme mais déconseillé car son usage est déjà fixé :

    exemples : « italien-ne-s », « employé-e » ;

le point médian (9) : le plus fortement recommandé car il met les deux genres sur le même plan et n’a pas d’autre usage actuellement (il était autrefois employé entre les mots et a été progressivement remplacé par l’espace typographique à partir de l’Antiquité) :

exemples : « gentil·le », « acteur·rice·s ».

Afin d’éviter la répétition du point médian au pluriel, il est possible de n’utiliser celui-ci qu’une seule fois (ex : « les électeur·rices ») ; mais cela peut donner l’impression que la marque du pluriel ne porte que sur le genre féminin.

On peut ainsi écrire, par exemple, « Iels sont toustes candidat·es pour être Président·es de la République », ou « Ils/Elles sont tou·te·s candidat·e·s à la Présidence de la République ».

Dans les cas où le marqueur du féminin correspond à un suffixe ajouté au marqueur du masculin, la forme masculine ne peut que précéder graphiquement la forme féminine (ex : « auteur·e », « chercheur·e »). Mais dans les cas où les marqueurs de genre sont indépendants, s’il est certes recommandé comme indiqué plus haut de privilégier l’ordre alphabétique (ex : « auteur·trice », « agriculteur·trice·s »), il est également possible de faire précéder la forme féminine (ex : « les correctrices·teurs de Scribbr »), rompant ainsi avec la représentation largement répandue du masculin comme genre par défaut.

Le logiciel de traitement de texte Microsoft Word, dans ses versions 2016 et 2019, propose une extension facilitant la pratique de l’écriture inclusive (10). Celle-ci permet entre autres d’utiliser automatiquement le point médian, de choisir de respecter les règles d’accord de proximité ou de majorité, ainsi que d’employer les nouveaux pronoms neutres en genre (11).

Quels établissements d’enseignement supérieur préconisent l’écriture inclusive ?

Certains établissements d’enseignement supérieur utilisent l’écriture inclusive de manière officielle et la préconisent. Les institutions suivantes, notamment, y sont favorables (12) :

  • le Conservatoire national des arts et métiers (Cnam) ;
  • l’École nationale d’administration (ENA) ;
  • l’École normale supérieure (ENS) de Rennes ;
  • Science Po Toulouse ;
  • l’université Côte d’Azur, dont l’université de Nice-Sophia-Antipolis ;
  • l’université Paris-Est-Créteil-Val-de-Marne (Upec) ;
  • l’université Paris Nanterre ;
  • l’université Toulouse II Jean-Jaurès ;
  • l’université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines.

Dans la majorité des universités, cela dépend tout simplement des départements et des personnes. Mais de manière générale, aucun jury en sciences humaines et sociales, notamment, ne pourra légitimement refuser l’usage de l’écriture inclusive par ses étudiantes et étudiants.

Notez enfin que si vous proposez des articles à des revues scientifiques, vous devez au préalable vous référer aux consignes aux auteurs·e·s formulées sur le site de chaque revue. Si toutes ne se prononcent pas sur la question, certaines d’entre elles préconisent d’utiliser des techniques d’écriture inclusive, indiquant parfois des préférences pour l’usage du point médian ou, à l’inverse, pour la forme développée du féminin et du masculin, dans l’ordre alphabétique ou au contraire en variant l’ordre au fil du texte, d’autres fois encore en accordant les adjectifs selon la règle de la proximité (13).

    Pourquoi l’écriture inclusive fait-elle débat ?

    L’Académie française, qui n’a pas autorité pour interdire une quelconque pratique langagière, et dont le rôle n’est pas de formuler des règles mais de prendre acte de l’évolution des usages, a déclaré que l’écriture inclusive était « un péril mortel pour notre langue » (14). Les opposant·e·s à ce style d’écriture affirment qu’il s’agit d’une atteinte à la qualité de la langue de Molière. Or, comme l’explique notamment la sociolinguiste Maria Candea (15), non seulement nous ne parlons plus, depuis bien longtemps, la « langue de Molière » (dont les textes doivent aujourd’hui être traduits pour que nous les comprenions), mais surtout, il est normal que les usages et les formes évoluent. Tout comme les emprunts aux autres langues, la création et l’évolution des formes (comme l’écriture inclusive) ne représentent pas un danger pour la langue, mais sont au contraire un signe de dynamisme, car les langues figées sont des langues mortes. Le français n’est pas une langue en danger, mais un ensemble de pratiques socialement codifiées, qui évoluent depuis des siècles.

    Certain·e·s opposant·e·s, enfin, jugent les phrases produites inesthétiques, trop difficiles à lire et manquant de fluidité. Or, l’écriture inclusive est en fait simplement la représentation écrite des formes orales « les étudiantes et les étudiants » (« les étudiant·e·s ») ou « les Françaises et les Français » (« les Français·es »), par exemple, mais d’une manière plus économe en espace et en temps d’écriture.

    Si chacun·e est libre de l’utiliser ou non, cette pratique a dans tous les cas le mérite de susciter réflexion et enthousiasme pour les formes langagières et de montrer que la langue est loin d’être figée et évolue avec la société.

    ______

    [1] MANESSE D. & SIOUFFI G. (dir.), 2019, Le féminin et le masculin dans la langue. L’écriture inclusive en questions, Paris, ESF sciences humaines, p. 7

    [2] KIEFFER A., 22/12/2017, Écriture inclusive : un point ce n’est pas tout, France Culture,
    https://www.franceculture.fr/emissions/le-magazine-de-la-redaction/ecriture-inclusive-un-point-ce-nest-pas-tout

    [3] La forme graphique employée dans le manuel Questionner le monde CE2 utilise le point (ex : « Les agriculteur.rice.s au fil du temps », p 36).

    [4] BEAUZÉE N., 1767, Grammaire générale ou Exposition raisonnée des éléments nécessaires du langage : pour servir de fondement à l’étude de toutes les langues, livre III, t. II, Paris, Barbou, p. 358

    [5] CANDEA M., « Le langage est politique », entretien dans Ballast, 8 septembre 2017, https://www.revue-ballast.fr/maria-candea-langage-politique/

    [6] Disponible sur http://www.haut-conseil-egalite.gouv.fr/IMG/pdf/guide_pour_une_communication_publique_sans_stereotype_de_sexe_vf_2016_11_02.compressed.pdf

    [7] Disponible sur https://static1.squarespace.com/static/57eebd6fd1758e5ea8ef55ec/t/5c920c98f9619a6baf3fc9da/1553075356652/19.03.20+-+Manuel+d%27%C3%A9criture+inclusive+-+Version+stabilis%C3%A9e+mars+2019.pdf

    [8] http://www.univ-tlse3.fr/medias/fichier/manuel-decriture_1482308453426-pdf

    [9] Pour obtenir le point médian sur son clavier, il faut utiliser les combinaisons suivantes :
    – sur Mac : « alt + maj + f » ;
    – sur Windows : « alt + 0183 (pavé numérique) » ;
    – sur Linux : « altgr + . », « altgr + : », « altgr + maj + . », « altgr + maj + ; », « altgr + maj + 1 », « maj + * » ou « altgr + * », selon la disposition du clavier.
    Il est probable que les différents systèmes d’exploitation et logiciels de traitement de texte proposent prochainement des procédés plus simples.

    [10] « Si vous avez choisi l’option grammaire & affinement, d’autres options non grammaticales sont sélectionnées, y compris les sélections […] de langage inclusive [sic] » (Paramètres de grammaire, Microsoft Office,
    https://support.office.com/fr-fr/article/Param%C3%A8tres-de-grammaire-235d8793-4d77-4fd9-bb1c-ce0324411a7f)

    [11] Ana Crds (28 avril 2019), Extension écriture inclusive Word 2019, [YouTube] https://www.youtube.com/watch?v=cEIPJg3Ff_s

    [12]Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes (24 septembre 2019), Liste des signataires de la Convention d’engagement pour une communication publique sans stéréotype de sexe, http://www.haut-conseil-egalite.gouv.fr/stereotypes-et-roles-sociaux/actualites/article/liste-des-signataires-de-la-convention-d-engagement-pour-une-communication

    [13]Sociologie du travail, Écriture inclusive, Consignes aux auteurs et autrices sur l’usage de l’écriture inclusive et la féminisation des noms de fonction, https://journals.openedition.org/sdt/25611

    [14] Déclaration de l’Académie française sur l’écriture dite « inclusive » adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

    [14] CANDEA M., « Le langage est politique », op. cit.

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    Caroline

    Caroline est sociolinguiste et partage son temps entre ses activités de correctrice et ses activités de chercheure (enquêtes de terrain, publications de travaux scientifiques, conférences, enseignements universitaires).

    4 commentaires

    Po
    9 août 2020 à 22:26

    Bonjour,
    Merci pour votre article. Je me demandais s'il existe une norme - ou du moins un usage - pour les citations intégrées à un texte de recherche. S'il s'agit de citations tirées d'ouvrage en français anté-écriture inclusive, je suppose qu'il ne faut pas les modifier. Mais si ce sont des citations en traduction, et a fortiori si elles sont traduites par l'auteur·rice, faut-il appliquer l'écriture inclusive pour garder la cohérence avec le reste du texte ? Et si oui, n'y a-t-il pas un risque de manque de cohérence avec le reste des citations, qui ne respecteraient donc pas toutes l'écriture inclusive ?
    Merci !

    Répondre

    Caroline
    Caroline (Scribbr-team)
    9 août 2020 à 22:42

    Bonjour Po,
    C'est une excellente question !
    Comme l'usage est de ne pas modifier les citations (à moins de le signaler bien sûr), on garde le texte tel quel. Et comme l'écriture inclusive est une proposition, un usage qui tend à se répandre, mais non une règle, il n'y a bien sûr pas d'obligation.
    Toutefois, vous avez raison, la cohérence textuelle est importante. On peut donc, pourquoi pas, envisager de l'ajouter à des citations en prenant bien soin d'indiquer qu'il s'agit de modifications personnelles, c'est-à-dire en mettant les ajouts entre crochets. Mais cela alourdit peut-être le texte. Je n'ai encore jamais rencontré ce cas.
    Je pense que la question de la cohérence entre les différentes citations peut se poser dans ce cas comme dans celui de la rectification orthographique de 1990 (avec des citations antérieures à la rectification ou postérieures mais faisant le choix de ne pas la suivre, et des citations qui la respectent).
    Concernant les traductions de citations en langues étrangères, dans la mesure où elles sont personnelles, on peut tout à fait traduire de manière inclusive, surtout si le texte de départ s'y prête (il existe des procédés équivalents dans d'autres langues, qu'on peut transposer de cette manière, comme le « they » anglais ou le choix de termes non genrés par exemple).
    Excellente soirée !
    Bien à vous.

    Répondre

    Po
    10 août 2020 à 10:36

    Merci beaucoup de votre réponse, Caroline, j'y vois (un peu) plus clair, même si cette histoire d'incohérence entre les citations et le texte principal continue à m'ennuyer ! Il me semble avoir déjà rencontré des citations (notamment en traduction) passées en écriture inclusive, mais où? Je ne manquerai pas de vous le signaler si je retombe dessus !
    Bien à vous

    Répondre

    Caroline
    Caroline (Scribbr-team)
    10 août 2020 à 14:14

    Je vous comprends ! En fait ça dépend surtout de la longueur du texte et du nombre de citations. On peut harmoniser plus facilement dans le cadre d'un article que d'une thèse par exemple. Concernant les traductions de citations, surtout il ne faut pas hésiter à les traduire de manière inclusive – après tout, toute traduction relève de choix personnels…
    Oui, avec plaisir, n'hésitez pas à me l'indiquer !
    Bonne journée !

    Répondre

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